Samedi 5 juin 2010 – Journée Antispécisme

"Le spécisme est l’idéologie dominante qui justifie et impose l’exploitation et l’utilisation des animaux de manières qui ne seraient pas acceptées si les victimes étaient humaines.

Le spécisme rend par exemple possible de chérir des chats ou des chiens et de s’offusquer de maltraitances à leur encontre, tout en étant indifférent aux existences lamentables et conditions de mort cruelles de trois millions de bêtes d’élevage par jour dans les abattoirs, rien qu’en France.

Le spécisme permet de privilégier le plaisir gustatif éphémère,  et de surcroît inutile pour la santé (pour ne pas dire toxique, mais c’est un autre problème !) des humains, par rapport à une vie d’animal non humain, qui se sera pour 99,8 % en France passée dans l’horreur et la détresse les plus totales, et pour les 0,2 % restants, de façon convenable mais non exempte de souffrances : retrait du veau pour qu’il ne prenne pas le lait de sa mère, destiné aux humains ; séparation d’animaux pourtant liés affectivement (quand par exemple l’un d’eux est tué) ; privation de la vie (les dernières données éthologiques ont objectivé la volonté de vivre chez la plupart des animaux non humains et la conscience de la mort) ; parcours vers les abattoirs qui parfois dure trois jours sans boire ni manger, pour ne citer que quelques menus inconvénients à ce parcours) ; fin de vie dans l’horreur et la douleur les plus abjectes ; etc.

En bref, le spécisme revendique le droit du plus fort, et permet de croire qu’une espèce, en l’occurrence l’espèce humaine, a davantage de droits fondamentaux qu’une autre, pour des raisons du même ordre que le racisme ou le sexisme : de l’ordre du biologique, de l’apparence.

L’antispécisme, lui, affirme qu’il est totalement illégitime d’exploiter et de tuer des animaux non humains, dont l’homme n’a aucun besoin pour se nourrir ou pour vivre.

  De plus en plus d’ouvrages, de blogs, de sites Internet et documentaires dénoncent le spécisme.

Un exemple de documentaire (multirécompensé) : Earthlings

Et quelques exemples d’ouvrages :

– Thomas Regan (philosophe américain), La philosophie des droits des animaux, éd. Françoise Blanchon, 1991

– Jean-Baptiste Jeangène Vilmer (juriste et philosophe français), Ethique animale, éd. puf 2008

– Cahiers Antispécistes (ouvrages collectifs) : http://www.cahiers-antispecistes.org/

– Helmut F. Kaplan (écrivain et philosophe allemand), Fondements éthiques pour une alimentation végétalienne, éd. L’Harmattan, 2008.   

Au plaisir de vous rencontrer !

 Sandrine"

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