La personnalité sensitive

« La personnalité sensitive est un type de personnalité paranoïaque marqué par un sens élevé des valeurs morales, l’orgueil (une haute estime de soi-même, qui conduit à se considérer comme jamais suffisamment reconnu à sa juste valeur), une hyperesthésie relationnelle entraînant une grande vulnérabilité dans les contacts sociaux, et une tendance à l’autocritique, à l’intériorisation douloureuse des échecs et à la susceptibilité. On ne retrouve pas l’hypertrophie du moi ni la quérulence présentes chez les autres personnalités paranoïaques.

Le tempérament hypersensible est également caractérisé par une sensibilité accrue aux stimuli, tant sensoriels qu’émotionnels[5], qui amène également à une plus grande introspection, un retrait, et éventuellement différents troubles associés, selon les circonstances. Plusieurs sont qualifiés de timides, mais pas tous. L’excès de méfiance, chez ces personnes, peut mener à la paranoïa, mais peut aussi favoriser un développement harmonieux. Les expériences de l’enfance ont une importance déterminante sur le développement du tempérament hypersensible[6]. »

↑ Aron EN, Aron A, Davies KM, « Adult shyness: the interaction of temperamental sensitivity and an adverse childhood environment », dans Pers Soc Psychol Bull, vol. 31, no 2, Février 2005, p. 181–97 [lien PMID [archive], lien DOI [archive]]

http://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9lire_de_relation_des_sensitifs
Le délire de relation des sensitifs

extrait (j’ai déjà sauvegardée la page wikipédia) :
« Un état délirant apparaît progressivement, généralement à la suite d’échecs ou de déceptions : le sujet commence à interpréter de manière délirante le monde qui l’entoure. On considère qu’il perçoit correctement la réalité, mais qu’il lui attribue un sens erroné, c’est à dire qu’on attribue un mécanisme interprétatif déficient à ces personnes.

Par exemple les propos, mimiques, gestes de son entourages vont être interprétés comme des signes évidents de mépris et d’hostilité à son égard. La prévalence du mécanisme interprétatif sur les autres mécanismes est caractéristique du groupe des paranoïas. Les thèmes du délire, c’est-à-dire le contenu des interprétations concernent des idées de persécution, de préjudice et de mépris dont le sujet serait victime, ou d’atteinte de ses valeurs morales. Le délire est en général limité au cercle proche du patient (sa famille, ses amis, ses collègues, ses voisins, etc). Il est vécu douloureusement et de manière solitaire.

Il se complique généralement d’épisodes dépressifs parfois sévères. Contrairement à ce qui se passe dans les autres types de paranoïa il n’y a pas de réaction d’agressivité envers l’entourage, peu de réaction bruyante, ni de dangerosité tournée vers autrui. Le risque suicidaire existe au cours des épisodes dépressifs. L’évolution est moins souvent chronique que dans les autres paranoïas, toutefois, même après une évolution favorable, les signes sont susceptibles de réapparaître à l’occasion d’une nouvelle déception.

Traitement : Un traitement spécialisé par un psychiatre est nécessaire
[…] »
autres liens :
http://www.bibliotheques-psy.com/spip.php?article1417
http://www.psychologies.com/Dico-Psycho/Personnalite-sensitive

« Voici des exemples cliniques tirés de son ouvrage :

« Le cas Hélène R. . Caractère sensitif : La malade était dès sa prime enfance très délicate de santé, très sensible, mais intelligente et ambitieuse. Elle était première en classe, excessivement ambitieuse, inconsolable si elle ne pouvait, par hasard, garder sa première place, avide d’apprendre et s’intéressant à tout. Elle était très sensible aux blâmes, s’emportait facilement, gardait rancune longtemps. En général, elle ne pouvait se débarrasser pendant longtemps des impressions pénibles, et même enfant, pensait que tout le monde la regardait, lorsqu’il y avait un petit désordre dans ses vêtements.

La subtilité et la précision avec lesquelles notre malade nous racontait, après des années, sa vie intérieure, montrent parfaitement combien elle l’avait observée consciemment et intensivement, combien elle l’avait analysée et combien elle la surveillait et la soumettait sans cesse au contrôle scrupuleux de ses principes moraux. Cette vie intérieure subtile et imprégnée d’éthique est essentiellement un symptôme asthénique ( le sthénique vit sa vie, il ne se regarde pas vivre ).

Le cas Grete H. . Caractère sensitif : âgée de 40 ans, femme d’un sous-chef de gare, elle était une femme menue, tendre, subtile, rougissant facilement. Enfant, on l’appelait déjà la timide Grete. Elle a toujours été très consciencieuse et se confessait avec une scrupulosité extrême. En outre, elle avait des tendances idéalistes, avec des aspirations vers le mieux, le large, l’élevé, vers les milieux sociaux supérieurs. Cette observation fait ressortir de façon très caractéristique le contraste typique entre la subtilité psychasthénique et le dynamisme des aspirations élevées avec une tendance à une surestimation de l’élément moral. [6] »

b) Le second niveau :

Il s’agit d’ un événement traumatique qui révèle au sujet sa propre insuffisance et qui l’humilie sur le plan éthique.

c) Le troisième niveau :

Il s’en suit alors le délire de relation en lui-même comportant :

– des remords dépressifs avec des craintes hypocondriaques et

– des idées de persécution sur des conversations d’une grande banalité de la vie quotidienne.

le délire de relation : Revenons au cas d’Hélène R : « Le sens critique disparaît, la malade est sûre qu’on l’observe avec insistance ; elle croit entendre dans chaque mot une allusion à sa prétendue perversité. » »

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